EUROPEUS.ORG, FIRST EUROPEAN INTERACTIVE MEDIA
1973 : Naissance à Strasbourg de parents Versaillais. Leur arrivée en Alsace fut, quelques années plus tôt, un choc, nombre de personnes ne parlant alors que l’alsacien. Depuis, les choses se sont améliorées.
1991 : études en Sixth Form First Year, en Grande-Bretagne. A la Hereford Cathedral School, plus précisément. Premier constat : Mes six ans d’apprentissage de la langue anglaise dans l’éducation nationale française ne me servent à rien. Retour case départ et réapprentissage des bases.
1992 : Départ pour l’Allemagne, Université de la Sarre. L’affiche indiquait en gros caractères «science politique», «relations internationales». Dans les faits : droit de la famille à outrance. Un cauchemar qui durera trois ans. Le temps que l’on me fasse comprendre que je réussirai n’importe où ailleurs mais pas chez eux. Ils avaient raison.
1997 : La licence de droit obtenue à Strasbourg III, fuite en maîtrise de science politique au sein de la même université. Réconciliation avec les études.
1998 : Paris I. DEA de relations internationales. Un grand bonheur universitaire.
2000 : Premières piges, pour un média local strasbourgeois : strasmag.com. Mon rôle : suivre l’actualité du Parlement européen et du Conseil de l’Europe.
Fin 2000 : Dilemme : On me propose le poste de directeur de campagne d’un candidat (à cette époque encore) indépendant sur une cantonale. Quel côté choisir ? Celui des politiques ou de l’information ? Six mois de campagne et autant de petits meurtres entre amis m’auront convaincu de fuir le monde politique et de suivre la voie journalistique.
2001 : Un nouveau magazine européen se crée sur Strasbourg : la semaine de l’Europe. A l’origine du projet : Un Suédois, Richard Beer. L’aventure se terminera un an plus tard faute de moyens financiers suffisants. Ce que j’en retient : quelques engueulades avec Richard mais surtout beaucoup de bien : l’apprentissage de plusieurs métiers en un (rédacteur, secrétaire de rédaction – SR dans notre jargon -, webmaster). La chose a priori simple mais essentielle que j’y ai appris : écrire un article consiste avant tout à raconter une histoire, à embarquer le lecteur. Bref, un truc très anglo-saxon malheureusement peu en vogue dans la presse politique française.
La même année, je fais mes premiers pas sur Radio Judaïca Strasbourg. Une double gagure : je ne suis pas membre de la communauté et n’ai aucune expérience radiophonique. J’y resterai trois ans et produirai l’émission Fenêtre sur le Monde, également diffusé sur Fenêtre sur l’Europe. Sa durée : 55 minutes. Le temps de discuter avec un invité. Là aussi, presqu’une exception en France. Tout du moins un luxe.
1er Janvier 2002 : Après six mois de chômage et de piges bénévoles pour des médias électroniques européens, Michel Vanderstraeten, le directeur de la publication de La Quinzaine Européenne (bimensuel européen du groupe DNA/Est Républicain plutôt en froid avec la Semaine de l’Europe) m’invite à déjeuner. Un poste de SR se libère. Il me le propose. J’accepte. Comment mieux commencer l’année? Michel me confiera quelques semaines plus tard la chronique USA Watch. L’aventure se termine en décembre de la même année : officiellement (version du groupe), la Quinzaine perdait trop d’argent…
Janvier 2004 : retour à l’Anpe. Comme un an plus tôt, je ne rentre toujours pas dans les cases : le métier de journaliste n’est pas connu de leurs serveurs. Discours de l’employée (qui n’y était pour rien) : «En même temps, vu votre parcours universitaire, vous trouverez bien plus vite en cherchant par vous-même» ! Trois mois après, je m’installe à mon compte. Quitte à se planter, autant que cela vienne de soi.
Juin 2004 : Rencontre avec Jean-Marie Steinlein, rédacteur en chef du magazine Vivre à l’étranger. Nous travaillons ensemble sur ce mensuel jusqu’à notre démission commune en novembre 2005. Entre temps, de nouveaux clients arrivent, dont la Mittelbadische Presse, pour qui je produis depuis 2005 deux magazines. Suivrons entre autres EuropePlusNet, Metro et 20 Minutes.
Décembre 2004 : création de Europe&Us. Motivation : un besoin de continuer à écrire sur l’Europe. Les médias traditionnels ne veulent pas en parler, expliquent que le citoyen lambda n’y comprend rien, que c’est trop compliqué… Qu’à cela ne tienne : Philippe Pinault, fondateur de Blogspirit nous ouvre ses portes. Un an après, Europeus compte 25.000 lecteurs mensuels. Depuis, un projet de magazine papier européen est dans les cartons.
Avril 2005 : Premier séjour au Mali. Objectif, interviewer le président pour Metro. L’opération se réalise au-delà de mes espérances. ATT refuse la langue de bois et jette un regard lucide sur son pays et la France. Cadeau Bonus : rencontre et article avec Salif Keita, dans son club situé en périphérie de Bamako, le Mofu.
Octobre 2005 : Second séjour au Mali. Rencontre avec Aminata Traoré - une très grande Dame – et Fousséni Traoré (sans rapport avec elle), rédacteur en chef du Républicain. Fousséni rejoindra l’équipe d’Europeus quelques semaines après. Dix mois plus tard, je rejoins le Républicain en tant que chroniqueur.

